Bien chers amis,

Les confinements à répétition, imposés par 18 mois de pandémie accablante, ont eu un fort impact sur les personnes. Peut-être aussi sur vous ?
Ce qui a d’abord touché notre santé mentale fut certainement ce sentiment d’enfermement forcé. C’est une épreuve qu’ont vécu bien avant nous et pour d’autres raisons, de nombreux martyrs jetés en prison. Ce fut en particulier le cas pour l’apôtre Paul !
On ne peut pas imaginer un lieu aussi inconfortable ou misérable qu’une ancienne prison romaine. Sombre, humide, affreusement froide l’hiver et insoutenable de chaleur en été, mêlant aux odeurs les gémissements et les cris de toutes sortes, avec le cliquetis des chaînes et le bruit sec des lourdes portes de fer qui se ferment… Ce n’est pas une image bien rassurante ni apaisante.
Aucun d’entre nous n’aimerait se trouver dans un tel endroit même si nos confinements récents nous ont donné un avant-goût des privations de liberté…

Et pourtant, c’est précisément enfermé dans les pires conditions, que l’apôtre Paul a passé les dernières années de son ministère et de sa vie.

Quand Paul était confiné dans cette atroce cellule, il écrivait des lettres – des lettres profondément émouvantes qui sont aujourd’hui accessibles dans notre Nouveau Testament. La plus remarquable d’entre elles est peut-être, en cette époque où nous vivons, celle qu’il adressa aux Philippiens. Dans sa prière d’introduction il écrivait :

« J’exprime à Dieu ma reconnaissance chaque fois que je pense à vous ; je prie pour vous en toute occasion, et c’est toujours avec joie que je le fais.
Oui, je remercie Dieu car, depuis le premier jour jusqu’à maintenant, par le soutien que vous m’avez apporté, vous avez contribué à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Et j’en suis fermement persuadé : Celui qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu’à son achèvement au jour de Jésus-Christ ».

En dépit de la situation terrifiante où il se trouvait, il pensait aux autres, pas à lui-même. Au-delà des circonstances, Paul était en paix, savait chérir et encourager ses bien aimés à Philippes. Il priait pour eux et les comptait parmi ses précieux associés dans la grande mission de faire connaître Jésus à tous les hommes.

En cette période de crises mondiales de tous ordres, les sentiments que l’apôtre Paul exprimait sont d’une grande inspiration pour toute notre équipe, lorsque nous regardons la fidélité de Dieu qui nous a donné des amis tels que vous.

Votre attachement et votre dévouement à soutenir le ministère de la CMM nous ont permis d’atteindre des millions d’âmes nouvelles avec l’Evangile ces dix derniers mois et de pouvoir progresser jusqu’au jour de Jésus-Christ, avec le renfort de nombreux agents CMM et de dizaines de milliers d’églises et groupes chrétiens.
Bien entendu, notre petite équipe n’est pas capable de communiquer directement avec vous au moyen d’un programme médiatique régulier ou de vous retrouver chaque semaine dans votre église locale. Nous n’avons même pas la chance de parler de vive voix avec beaucoup d’entre vous personnellement…
Et pourtant, quelque chose de fort se passe et vous motive à prier et à donner toutes les fois où nous vous faisons part des possibilités de répandre ensemble la Bonne Nouvelle quelque part dans le monde, en commençant par notre propre pays.

Oui, nous vivons chaque jour avec cette profonde pensée que des milliards de gens n’ont encore jamais entendu parler de leur sauveur personnel.
Notre constant désir est d’en atteindre le plus possible et aussi vite que possible, avant qu’il ne soit trop tard pour de multiples raisons…
La mission de la CMM et sa stratégie de diffusion massive de l’Evangile dans chaque foyer ont fait depuis longtemps la preuve de son efficacité pour honorer le mandat confié par Jésus-Christ à ses disciples.

Quelques semaines avant sa disparition, le regretté Dr Bill Bright (fondateur de Agapé – Campus pour Christ) disait : « La CMM atteint plus de personnes pour chaque euro investi que n’importe quelle autre œuvre chrétienne ». Ceci nous a beaucoup encouragés à continuer notre marche, sans rien changer, sinon avancer encore plus vite, avec votre présence à nos côtés.
Aucun d’entre nous ne sait de quoi demain sera fait ni ce que nous aurons à vivre dans ce monde globalisé si fragile et incertain. Mais nous savons parfaitement une chose : nous savons que Celui qui a commencé en chacun de nous une œuvre bonne, l’achèvera jusqu’à la fin.

Merci encore pour le chemin parcouru ensemble, et c’est avec cœur et dévouement que nous voulons aller de l’avant ensemble, en ce mois de novembre.

Avec nos sentiments très attachés et fraternels,

 

PS : L’historien juif Michael Wolffsohn écrivait : « Il y a longtemps que l’Europe de l’Ouest n’est plus chrétienne. Il y a toujours plus de “chrétiens” areligieux et désinformés. A peine 40 % des gens connaissent encore l’origine de la fête de Noël, sans parler de la Pentecôte. Les constructions d’églises sont rares, leurs désaffections régulières… Mais les constructions de mosquées sont nombreuses ». Investir sa prière, assurer tout son soutien dans le ministère de la CMM, c’est une autre manière de « racheter le temps » à l’heure où si peu sortent pour que la Bonne Nouvelle soit reçue dans chaque foyer de notre pays.

Pour aller plus loin ensemble et recevoir
nos informations régulières et sujets de prière pour chaque jour