Bien chers amis,

Depuis les alertes de la pandémie récente, beaucoup d’habitudes ont bien changé. C’est ainsi que pour accompagner la nouvelle année dans notre pays, beaucoup ont pris pour habitude de se saluer par un geste de la main, avec le pouce en l’air ou une main ouverte prête à en rencontrer d’autres. On arrive même, paraît-il, à définir le caractère de quelqu’un rien qu’à la façon dont il tend la main. C’est ainsi que l’on a observé mille possibilités de se serrer la main. Certaines poignées de mains vous déboîtent l’épaule, tellement elles sont vigoureuses. D’autres vous laissent un sentiment désagréable. Il est des mains chaudes, bienfaisantes, réconfortantes. Il en est des distantes, glacées, à vous donner le frisson.
Main cordiale, main amicale, main conventionnelle, main indifférente… On peut presque affirmer : « Dis-moi ce qu’est ta main, je te dirai qui tu es. »

A vrai dire la main est un symbole. Parce qu’elle sert à prendre, à donner, à recevoir ; parce qu’on la demande ou qu’on la donne ; parce qu’on la tend ou qu’on la retire ; parce qu’elle caresse ou qu’elle frappe. Elle est devenue, à côté du symbole du travail, celui de nos relations humaines. On donne un coup de main quand on aide ou qu’on favorise quelqu’un ; on force la main quand on use de contrainte ; on lie les mains quand on paralyse une action. On tend la main pour demander l’aumône. On a la main heureuse ou malheureuse, la main légère, la main lourde ; la main crochue, la main gourde. Passons tellement il y aurait à dire !

L’Évangile nous parle d’un homme qui avait la main sèche. Jésus le rencontra dans une synagogue où il était entré le jour du sabbat. Au grand scandale des pharisiens qui s’indignaient de voir une guérison s’opérer en un tel jour, Jésus ordonna à l’impotent d’étendre sa main. Elle fut immédiatement guérie. Le récit se trouve dans l’Évangile selon Matthieu, chap. 12, versets 9-15.
Une main sèche, ankylosée, est un membre mort. Non seulement elle est inutile, mais encombrante. Quand il s’agit de la main droite – c’était d’ailleurs le cas pour notre homme – en dehors du symbole, c’est un sérieux handicap. Il faut se contenter de la gauche, ce qui rend très maladroit.

Redisons que la main est le symbole de nos élans du cœur et de nos relations humaines.
Sur ce plan-là il en est aussi des mains sèches, des mains froides ou dures, qui refusent de se tendre ou de se donner ; des mains inutiles, inactives, privées de vie et de mouvement. N’avez-vous pas l’impression qu’il y a beaucoup de mains sèches dans le monde ?

Sèches aussi les mains qui devraient se tendre vers Dieu !
Leurs doigts ne se joignent plus pour la prière mais se replient plutôt pour fermer le poing. Pourquoi donc tant de mains desséchées ? Tout simplement parce que les cœurs sont secs et n’arrivent plus à s’émouvoir ; ni du malheur d’autrui, ni de l’amour de Dieu. Or, quand le cœur est sec, les mains le sont également, car la pensée commande le geste. L’action suit le mouvement de l’âme.

Où donc étaient « les mains sèches », dans cette synagogue, quand le pauvre ankylosé, debout au milieu de l’auditoire, attendait l’intervention du Christ ? N’étaient-elles pas du côté des accusateurs de Jésus-Christ, qui le blâmaient de vouloir faire ce miracle ? Les seules mains encore vivantes étaient celles du Seigneur car il ordonna à l’impotent d’étendre le bras, et à l’instant même sa main fut guérie.
Pour tous ceux aujourd’hui qui, résolument, regardent à Lui, attendant le miracle, Il dira encore : « Étends ta main », ta main sèche, ta main sans puissance et sans vie, et tu verras la délivrance.

Cette année nouvelle 2024 va sans conteste, être à nouveau une année de défis dont l’issue nous appartiendra en grande partie. Qu’elle devienne pour nous et pour tous ceux qui font l’objet de notre prière, une année de victoires, soutenue par la main forte du Seigneur.
Elle sera, nous l’espérons tous, une année de lumière pour les personnes de tous âges, qui seront mises en contact avec la Bonne Nouvelle du salut.
Elle est aussi l’espoir pour toute l’équipe de la CMM, de vous savoir invariablement fidèles à nos côtés chacun de ses 366 jours, dans l’intercession, l’action et le soutien.

A bientôt, avec toute notre affection fraternelle,

PS : Votre soutien à nos côtés, dans la prière, l’offrande et le témoignage est nécessaire et source d’un grand encouragement pour toute notre équipe.

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